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jeudi 10 avril 2014

Rodrigues: la nourriture

Parce qu'on aime bien goûter à tout, voici un aperçu des possibilités de restauration sur le pouce qui s'offrent à vous à Rodrigues. Pas d'hésitation, c'est BON!

Boulettes, halim, mines frites, glaces...


 La spécialité locale: le poulpe (zourite) séché au soleil:


 Saucisses séchant au soleil également:


Plus tard, on peut les goûter sur des barbecues au bord des routes (attention, goût sucré très étonnant!):

jeudi 13 février 2014

SADA-ARKHAM (and back)

Mayotte, février 2014, saison des pluies. La saison des pluies, ça veut dire pénurie de légumes frais. La salade pourrit, les tomates sont vendues vertes pour leur éviter le même sort, et coûtent 5 euros du kilo car un goût pareil, ça se paie. Les autres légumes ont disparu. Seuls les concombres sont toujours là, fidèles au poste, à 2 euros du kilo.

A Sada, il n'y a rien. Les Sadois ne mangent sans doute que de la viande, ou bien ils ont tous des légumes à la campagne. Et les wazungu de Sada – qui donc n'ont pas de campagne – ne représentent sans doute pas un marché suffisant pour faire vivre une bouéni marchande. Ou alors un truc m'échappe? Quoi qu'il en soit, trouver trois tomates moches et quelques feuilles de salade montée relève du parcours du combattant.

Ma moitié ayant décidé que si elle mange une salade de concombre de plus cette semaine elle va faire une crise de démence, je me mets ce jeudi en quête des formes de vie végétales sus-nommées.

Départ: Sada, étendue maximale du territoire de chasse: jusqu'à Combani. Véhicule : AX 11 de bientôt 27 ans.

Sada-Chiconi, passage devant le Sodicash, puis passage en première, slalom entre les trous remplis d'eau qui décorent la route, dont l’asphalte a entièrement disparu sur plusieurs mètres de longueur. Je m'imagine pilote de jeep... “ce rallye est un cauchemar de boue mais je ne renoncerai pas”.

Les bouénis du Sodicash ont un peu de salade mais pas de tomates, je poursuis ma route. Carrefour Chiconi / Sohoa, je prends la direction de Sohoa. Les bouénis ont des tomates mais pas de salade. “C'est combien les tomates vertes et moches”? “5 euros”. “Non, merci”. Demi-tour, je reprends la route vers Kahani.

Traversée de Chiconi, la moitié de la route est couverte de boue rouge. Les trous sont assez profonds pour avaler la moitié de mes roues, et comme ils sont pleins d'eau rouge ils font encore plus peur. On y imagine facilement quelque monstre amphibie tapi là dans l'attente d'un coup de volant malheureux, prêt à dévorer les passants. Je suis armée d'un sabre laser en bambou, mais il vaut mieux ne pas tenter le diable.

Dans la ligne droite avant Kahani, je dépasse les 50 km/h, je me sens pousser des ailes, ma Jeep se transforme en Formule 1, je suis presque à 270 km/h à la fin de la ligne droite (mon compteur doit avoir un souci, il n'indique que 70, mais en pilote de rallye expérimentée je sais estimer ma vitesse).

A Kahani au croisement, à gauche toute. Non, je ne prends pas les deux bouénis auto-stoppeuses, avec deux fois 100kg de charge de plus, ma Jeep va rendre l'âme (il faut dire qu'à l'arrière, il y a marqué “AX” et non Jeep, ça doit être le nom du modèle).

Route de Combani. Dans un virage, un taxi-brousse disparaissant presque entièrement dans un nuage de gaz d'échappement noir de jais est en train de doubler une autre voiture. Le choc frontal semble inévitable, mais mes réflexes aiguisés par 30 mois de rallye à Mayotte sauvent la vie du taximan et de ses passagers, sans compter la mienne. J'entends les applaudissements du public, je salue la foule en agitant mon sabre laser-bambou par la fenêtre de ma Jeep-Ax. Enfin, je crois. Ou bien j'injurie copieusement le taximan, prouvant si besoin était que je suis m'zungu, les Mahorais restant de marbre face aux psychopathes de la route.

Je poursuis ma route. Je roule à gauche, à droite, au milieu, sur le bas-côté, slalomant entre les nids de poules, d'autruches et de monstres amphibies. Je regrette que les Jeeps ne volent pas, ça simplifierait la vie. Devant moi un taxi-brousse s'arrête prendre un client. Suivant la coutume locale, il le fait en se mettant à cheval sur la ligne centrale de la route, empêchant ainsi tout trafic sur les deux voies. Je caresse mon sabre laser et fais rugir les 200 chevaux de mon moteur. Derrière moi, un autre véhicule s'approche. Pour une raison inconnue, il ne voit pas le taxi, un Renault Master rouge, arrêté au milieu de la route : il freine trop fort, trop tard, et dérape sur une flaque de bave de monstre amphibie (c'est rouge et ça colle à la route, on dit que c'est de la boue, mais je ne suis pas dupe). Je fais tournoyer mon sabre laser, créant une onde de choc qui arrête juste à temps le véhicule du pilote imprudent. Mon klaxon semble avoir un problème, il se met en marche tout seul et semble prononcer des mots humains: “idiot”, “aveugle”, et aussi “putain de tomates”, étrangement.

J'arrive à Combani au moment où la pluie se déchaîne. Il faut dire qu'il n'avait pas plu à torrent depuis quelques heures, ça commençait à être inquiétant. Les monstres amphibies doivent être sortis de leurs nids au début de l'averse, parce qu'il y en a plein qui trottent le long des rues. Leur bave est partout, tout est rouge. Sous la halle après Kalo, il y en a tout un tas, des roses et des marrons. Je jaillis hors de la Jeep, le sabre laser à la main, et j'en décapite 2. Suivant la coutume locale, j'emporte leurs têtes et laisse quelques morceaux de métal dans leurs mains. Je pense que ça sert à éviter qu'ils ne deviennent des monstres amphibies-zombies.

Je saute dans mon véhicule et prends la fuite, je sais que ma vie est en danger à présent. Dans un état second, je rejoins la bonne ville de Sada, où je sais pouvoir trouver asile. Je m'arrête devant le sanctuaire, ramasse mon sabre et les têtes coupées et sors en hâte de la Jeep. Étrangement, l'autel du sanctuaire est couvert d'une nappe en plastique bleu, et le livre sacré qui y repose est intitulé Looking Forward (classes de Terminale). Les objets que j'y dépose ressemblent de façon troublante à un sac à main, un sachet de tomates et un sachet de salade. Ce sont peut-être les hallucinations qui commencent.

samedi 16 février 2013

Cuisine océan-indienne: mes achards!

Avertissement: je ne cherche absolument pas à faire de la cuisine authentiquement ceci ou cela. Je goûte des choses ici et là, j'aime, et je transforme à ma façon. Alors si vous pensez que ce ne sont pas des achards, que je mets trop ou trop peu de citron, ou que l'utilisation de haricots verts devrait être punie de la peine de mort... ben tant pis pour vous!

Alors,  aujourd'hui j'ai donc fait des achards. Des achards de cœur de cocotier, pour être exacte! Le coeur de cocotier, ça ressemble à ça: 

 Ça se trouve facilement: chaque fois que votre homme abat un cocotier, vous lui demandez de vous ramener le cœur. Fastoche.

En plus de votre cocotier, il vous faut du gingembre et des oignons:

 Et puis du curcuma (en haut, le curcuma, en bas, le gingembre):

Ça, ce sont mes plantations: les feuilles fines, c'est le gingembre, les larges, le curcuma:

Pour parvenir au résultat ci-dessous (en 3 exemplaires), il vous faudra:

600g de cocotier, 3 oignons, trois gousses d'ail, 10cm de gingembre et trois de curcuma, 300g de petits légumes (ici, des carottes en fines baguettes et des haricots verts en tronçon), 3 jolis piments forts, beaucoup de sel et de jus de citron.

Faire revenir l'oignon, le gingembre, le piment, le curcuma. Saler. 
Quand c'est doré, ajouter l'ail et les légumes (j'ai blanchi les haricots verts). 
Saler à nouveau.  
Faire revenir 3 ou 4 minutes (les légumes doivent être à peine cuits).
Goûter. Si vous trouvez l'assaisonnement parfait, re-salez! Oui, il faut que ça soit trop salé au départ.
Arroser de jus de citron (vert de préférence), environ 3 ou 4 citrons verts bien juteux sont nécessaires. 
Laisser tiédir un chouïa, puis remplir les 3 bocaux et les fermer à chaud.

Se conserve des semaines au frigo.
Sert à accompagner les plats comme le feraient des cornichons, de la moutarde ou chez certains - heaven forbid - du ketchup! 


samedi 19 janvier 2013

Zanzibar: nourriture

 Il y a de bonnes bières en Afrique, et des endroit sympas où les boire: vue du café Mercury's à Stone Town (perso, je vous déconseille d'y manger, mais allez-y boire une bière pour la situation directement sur la plage)

A Bwejuu au Shells Bungalows, repas maison bons et pas chers, servis par Abdallah sur la terrasse de votre bungalow... que demande le peuple!

A Stone Town, dîner chic au resto Indien Les Epices Rendez-Vous:


Et... à l'auberge de jeunesse de Nairobi, au retour, un repas en barquette plastique et des jus de fruit contenant 2% de jus de fruit (estimation faite au goût): ils avaient oublié de nous réserver le repas, et seuls les fast-food étaient encore ouverts... Grrrr... quelle perte de standing...

dimanche 1 juillet 2012

Mataba!

Pour mon anniversaire, Chéri m'a offert un shino. Et que fait-on avec un shino et son moudzi? Du mataba! Vous pigez rien? OK, je vous explique:

On prend d'abord un joli tas de feuilles de manioc:


On y ajoute un oignon et des piments... on met le tout dans le shino, et on pile: 


Oui, voilà, vous avez pigé, je tiens le moudzi (orthographe non garantie), et je frappe le shino (même remarque).

Ensuite, on demande à Homme de râper 3 noix de coco avec la Rapakoko précédemment réalisée:



On n'avoue pas qu'on est crevée et qu'on sue comme un cochon, mais ça se voit:


Mais après avoir pilé... heu... longtemps, et cuit les feuilles pilées dans le lait de coco bien 2h, on est CONTENT de soi, et on se régale :-) d'une délicieuse assiette de mataba (avec du riz)!


samedi 30 juin 2012

Coeur de palmier

Ouvrir une boîte?! Non mais vous êtes fous! Voilà comment on fait ici:

 On coupe un jeune palmier, on lui  arrache le coeur (âmes sensibles s'abstenir):

 On enlève les couches périphériques dures:

On tombe sur les couches intérieures tendres:

Et on croque dedans à pleines dents... Hmmmmm!



dimanche 6 novembre 2011

Notre quartier


On voit tout ça depuis chez nous :
 

La cuisine des voisines


 
Les pigeons du voisin



Hadji et Christophe en train de bricoler



Une partie de nos plantations : menthe, ciboulette et gingembre



 Les gamins du quartier



Et la rue sans les gamins !

mardi 11 octobre 2011

La nature mahoraise (1)

 
Une jolie pirogue sur la plage de Jimaweni.

 Des cueilleurs de fruits à pain. Miam, j’adore le fruit à pain !

 Une Marlène décontractée au Mont Combani.


 
… et c’est joli, le gîte du Mont Combani !

Cueillette de feuilles de combava. J’adore le combava, aussi :-)

samedi 1 octobre 2011

Activités typiques.

 Ouvrir des coco-boire...

 Cueillir les mangues vertes pour les achards...

 Epier les oiseaux....

Grimper aux baobabs à moto!

lundi 26 septembre 2011

Cuisine à la mahoraise!

 Elle fait des gâteaux à la noix de coco.

 Quand on fait beaucoup de cuisine (pour les fêtes), on le fait dehors dans la rue... sous notre terrasse! J'ai faim!!!

 Notre premier voulé. Incroyable tout ce qu'il y avait à manger! Délicieux...

 Dans notre rue, on râpe la noix de coco...

... et on plume les poulets!